Comment va mon cœur ? Est-il froid ? Est-il tiède ? (Pape François)

20 juin 2017

Notre Pape François appelle de ses voeux le renouveau du Renouveau

Ma femme et moi faisons partie des 120 millions de chrétiens dans le monde dont la foi a été profondément modifiée par le mouvement charismatique qui fête cette année ses 50 ans !

Des chants alertes et joyeux, une liturgie sacrément belle, une foule de visages ressuscités, des regards lumineux, des corps en louanges ; et puis de mystérieux chants en langues, des paroles de connaissance confirmées par les bénéficiaires, des guérisons d’un genou, d’un organe, de l’âme… avec la capacité nouvelle de pardonner l’impardonnable, de nombreux témoignages de conversions sincères, des pluies de vocations.

Quelle expérience de feu ! d’amour ! de rencontre personnelle avec Jésus ! Quelle expérience concrète de l’Esprit-Saint !

Cette situation a conduit les Catholiques charismatiques à avoir faim de ce qui existait depuis des siècles dans l’Eglise et que beaucoup croyaient dépassé :
Faim de confessions, faim d’eucharisties avec une foi nouvelle en la Présence réelle, faim d’adorations du Saint-Sacrement que nous célébrons aujourd’hui, faim de prières, faim de la Parole, faim du chapelet, faim des autres, faim de la mission avec une audace sereine dans l’annonce de Jésus Sauveur.

Certes, dans certains lieux ici et là, ou à travers le charisme de quelques-uns, nous pouvons encore vivre aujourd’hui les conditions de ferveur, de joie, de foi, de feu.
Cependant, force est de constater que nous sommes dans l’attente du « renouveau du Renouveau  » comme l’appelle de ses vœux le pape François qui, les mains levées lors du dernier samedi de Pentecôte, a invoqué sur les 60 000 Charismatiques, place Saint-Pierre, « une effusion de l’Esprit ».

Je pense à ces jeunes qui reçoivent samedi soir à Cucuron le sacrement de confirmation, à ma famille, à mes amis, à la paroisse, à moi-même qui éprouvons sans doute un faible appétit de Dieu, en raison de nos vies remplies par bien d’autres choses despotiquement essentielles.

« Si l’Eglise ne reçoit pas ce feu ou ne le laisse pas entrer en elle, elle devient une Eglise froide ou seulement tiède, incapable de donner la vie, car elle est faite de chrétiens froids et tièdes. Cela nous fera du bien aujourd’hui de prendre cinq minutes et que chacun de nous se demande : comment va mon cœur ? Est-il froid ? Est-il tiède ? Ou est-il capable de recevoir ce feu ?  » (Pape François, avant l’angélus)
Philippe Depierre